Béret Peaky Blinders : s’inspirer de la série sans tomber dans le déguisement
Le béret Peaky Blinders fascine autant qu’il intimide. Symbole d’un gang de Birmingham des années 1920, il s’est imposé dans la culture populaire comme un accessoire chic chargé de caractère. Entre béret vintage, casquette rétro et silhouettes impeccables, la série a remis au premier plan un couvre-chef longtemps associé aux classes populaires. Aujourd’hui, de nombreux amateurs de mode cherchent à intégrer ce style Peaky Blinders dans leur quotidien, sans pour autant se transformer en Thomas Shelby de carnaval. La nuance se joue dans le choix des matières, des coupes et des associations : une tenue sobre, des détails authentiques et une façon subtile d’évoquer l’ambiance de la série, plutôt que de la copier. Ce guide propose une exploration détaillée de ce style iconique, pour aider à composer une garde-robe inspirée, équilibrée et réellement portable, du bureau au week-end urbain.
En bref : adopter le béret Peaky Blinders sans déguisement
- 🎩 Choisir un béret vintage ou une casquette rétro en tweed ou coton, dans des teintes sobres (noir, gris, bleu nuit, beige) pour rester portable au quotidien.
- 🧥 Miser sur une tenue sobre : chemise claire, pantalon bien coupé, manteau long ou blouson ajusté, pour évoquer le look années 1920 sans reproduire le costume trois-pièces complet.
- ✨ Travailler les détails authentiques : motifs discrets, gilets fins, chaussures cirées, bijoux minimalistes, pour rappeler l’inspiration série sans en faire trop.
- 💼 Intégrer ce couvre-chef comme un accessoire chic de mode élégante, et non comme un gadget : qualité des matières et finitions soignées font la différence.
- 🧠 Adapter le style Peaky Blinders à sa morphologie, à son mode de vie et à son environnement (bureau, sortie, week-end), pour un look crédible et assumé.
- 🧣 Compléter avec des pièces modernes (blouson en cuir, jean brut, robe-chemise) pour un mélange rétro-contemporain qui évite l’effet costume.
Béret Peaky Blinders : comprendre le style sans copier la série au pied de la lettre
Le succès du béret Peaky Blinders vient d’abord de ce qu’il raconte. Ce couvre-chef n’est pas un simple accessoire : il incarne une époque, celle du Birmingham industriel des années 1920, et un univers, celui des Shelby, entre élégance rigide et dureté sociale. Pour qui aime la mode élégante, ce mélange de brutalité et de raffinement a quelque chose d’irrésistible. Pourtant, reproduire exactement les silhouettes de la série dans la rue donnerait vite l’impression d’un costume de tournage. L’enjeu consiste donc à saisir l’essence du style plutôt que ses codes les plus littéraux.
La série met en avant des casquettes en tweed, des manteaux croisés, des gilets ajustés, des chemises impeccables et des chaussures brillantes. Ces tenues évoquent autant les gangs que les capitaines d’industrie, dans une Angleterre marquée par les classes sociales. L’accessoire phare, la casquette rétro à la visière arrondie, fonctionne comme une signature visuelle. Dans la réalité quotidienne de 2026, ce même béret vintage peut devenir l’élément qui structure une silhouette tout en restant parfaitement portable, à condition d’être intégré avec mesure.
Un bon point de départ consiste à regarder comment ce type de couvre-chef a été adopté dans d’autres contextes. En France, dès les années 1920, artistes, poètes et figures bohèmes ont adopté le béret comme symbole de liberté et de nonchalance étudiée. De Paris à Saint-Germain-des-Prés, il évoquait déjà un certain chic intellectuel, bien loin des ruelles brumeuses de Birmingham. Cette double histoire – populaire et bourgeoise, criminelle et artistique – donne au béret Peaky Blinders une richesse stylistique qui dépasse largement la série.
Les boutiques spécialisées, parfois présentées comme expertes des casquettes inspirées de la série, proposent aujourd’hui des modèles en tweed ou en coton de haute qualité. Certaines, comme les marques françaises de couvre-chefs ou les enseignes en ligne dédiées aux bérets et casquettes homme, misent sur des éditions limitées, avec des stocks qui partent vite. Ce caractère rare ajoute un sentiment d’exclusivité : choisir un modèle, c’est un peu choisir son “clan”. Sans lame bien sûr, mais avec l’âme du gang.
Au cœur de ce style se trouve la discipline du détail. Les personnages de la série ne sont presque jamais négligés : leurs tenues sont travaillées, repassées, coordonnées. Transposé au quotidien, ce principe se traduit par des coupes nettes, des matières qui se tiennent, un ourlet bien fait, une chemise correctement boutonnée. Le béret ne fait sens que si le reste suit cette rigueur. Porté avec un sweat informe, il bascule vite dans la caricature. Associé à un manteau ajusté et à un jean brut, il retrouve toute sa noblesse.
Cette compréhension globale du style Peaky Blinders permet d’aborder la suite avec clarté : l’objectif n’est pas de jouer un rôle, mais de tirer parti d’un univers visuel fort pour nourrir une allure personnelle. L’accessoire prend alors une dimension plus subtile, presque secrète, comme un clin d’œil aux connaisseurs plus qu’un déguisement déclaré.
Du gang de Birmingham au dressing contemporain : l’évolution du béret
L’histoire du béret et de la casquette plate ne se limite pas à la fiction. Longtemps associé aux ouvriers, aux paysans et aux soldats, ce couvre-chef a progressivement gagné les trottoirs des métropoles. Au tournant du XXe siècle, Paris a vu défiler dans ses cafés des figures comme Hemingway, Arletty ou Édith Piaf coiffées de versions plus souples de ce chapeau. Le béret est alors devenu un signe de distinction bohème, à la croisée de la contestation et du raffinement.
Cette migration sociale du béret explique son pouvoir actuel : il peut évoquer à la fois le monde ouvrier, l’intelligentsia parisienne et les gangs anglais. Chaque personne qui le porte choisit, plus ou moins consciemment, une partie de ce récit. Quand le béret Peaky Blinders est adopté aujourd’hui, c’est souvent pour ce mélange de racines populaires et de mode élégante, renforcé par l’aura cinématographique de la série.
Comprendre ce parcours historique aide à relativiser l’idée de “copier la série”. Le couvre-chef existait bien avant Thomas Shelby, et continuera d’exister après. Plutôt que de le voir comme un costume de fan, il peut être envisagé comme un classique revisité, au même titre qu’un trench ou qu’un blouson en cuir. Cette vision libère le geste : on ne “fait pas semblant d’être un Peaky Blinder”, on joue avec une pièce ancrée dans la culture, adaptée aux codes d’aujourd’hui.
En fin de compte, le style Peaky Blinders n’est pas figé : il circule entre les décennies, se croise avec d’autres influences (militaires, urbaines, bohèmes), se décline au féminin comme au masculin. Cette souplesse est un allié précieux pour construire un look années 1920 revisité, sans théâtralité inutile.
Choisir le bon béret Peaky Blinders : formes, matières et couleurs pour une allure crédible
Passer du fantasme de la série à un dressing portable commence par une question très concrète : quel modèle choisir ? Entre casquette gavroche, béret vintage oversize, coupe eight panels et versions plus minimalistes, l’offre ne manque pas. Pourtant, tous les modèles ne fonctionnent pas sur tous les visages ni dans tous les contextes. Une sélection attentive permet de transformer un simple achat en véritable signature personnelle.
La première décision concerne la forme. La casquette rétro à huit pans, avec un bouton central et une visière courte, est la plus proche de l’univers Peaky Blinders. Elle donne immédiatement du caractère, mais peut paraître théâtrale si elle est trop volumineuse. Une version légèrement plus compacte, au volume contrôlé, convient mieux au quotidien, surtout en milieu urbain ou professionnel. Pour une approche plus discrète, les formes inspirées de la casquette plate classique, moins bombées, créent un clin d’œil à la série sans en reprendre le volume dramatique.
Vient ensuite le choix de la matière. Les modèles en tweed ou en laine mélangée évoquent le Birmingham industriel et fonctionnent parfaitement en automne-hiver. Pour des saisons plus douces, le coton épais est précieux : il conserve la structure tout en offrant plus de respirabilité. De nombreuses marques spécialisées, parfois même certifiées comme travaillant “à partir des modèles de la série”, privilégient le coton pour le confort et la durabilité, annonçant des pièces pensées pour durer plusieurs années.
Les couleurs jouent un rôle majeur pour éviter l’effet costume. Les teintes sombres (noir, gris anthracite, bleu marine, marron profond) s’intègrent facilement dans une garde-robe moderne. Une casquette Peaky Blinders beige, bien choisie, apporte de la lumière et fonctionne très bien l’été, surtout avec un pantalon clair ou un jean brut. L’important reste la sobriété : motifs discrets, carreaux subtils, chevrons fins, plutôt qu’imprimés trop voyants.
Certains fabricants proposent un “Top 3” de leurs modèles plébiscités : une casquette noire au design épuré, une version ultra minimaliste pour les fans qui veulent le style sans les fioritures, et un modèle beige unisexe, polyvalent et très apprécié. Ces best-sellers donnent une bonne indication des valeurs sûres pour qui s’initie à ce style.
Pour compléter cette réflexion, un tableau comparatif peut aider à visualiser les options principales et leur usage idéal :
| Modèle de béret / casquette 🧢 | Style ressenti ✨ | Occasions conseillées 📅 | Niveau “déguisement” potentiel 🎭 |
|---|---|---|---|
| Casquette Peaky Blinders noire | Charismatique, sobre, légèrement mystérieux | Bureau, sorties du soir, rendez-vous professionnels | Faible si associée à une tenue sobre |
| Casquette design épuré gris ou bleu marine | Contemporain, minimal, discret | Usage quotidien, déplacements urbains, week-end | Très faible, parfait pour débuter |
| Béret Peaky Blinders beige | Lumineux, estival, unisexe | Printemps-été, terrasses, voyages | Moyen si associé à un costume complet années 1920 |
Ce repérage des formes, matières et couleurs n’est qu’une base. L’étape suivante consiste à intégrer le béret dans des tenues équilibrées. Une chose reste sûre : plus le modèle choisi est qualitatif et épuré, plus il s’adapte aux contextes variés, du brunch à la réunion stratégique, sans jamais donner l’impression d’un accessoire de carnaval.
Bien ajuster son béret : confort, proportion et attitude
Un béret mal ajusté peut ruiner même la plus belle tenue. Trop serré, il casse la silhouette et finit vite au fond d’un tiroir. Trop lâche, il glisse, se déforme et donne une allure négligée. La bonne taille permet au couvre-chef de se poser naturellement sur la tête, sans marquer le front, et de rester en place sans effort. Prendre son tour de tête avec un mètre souple, au niveau où reposera la casquette, évite bien des déconvenues.
La proportion joue aussi un rôle clé. Sur un visage fin, un volume trop important peut donner l’impression de se “cacher” sous le béret. Sur un visage large, une coupe trop petite manque de présence. Les modèles au design épuré, ni trop gonflés ni trop plats, créent souvent le meilleur équilibre. Pour approfondir la question de la mise en place et des inclinaisons possibles, des ressources comme ce guide pour bien porter un béret avec style peuvent servir de référence pratique et visuelle.
L’attitude, enfin, change tout. Le béret Peaky Blinders demande une certaine assurance, non pas arrogante, mais assumée. La posture, le regard, la manière de tenir son manteau ou son sac participent à l’ensemble. Quand l’accessoire est porté avec détente et conviction, la question du déguisement ne se pose plus : la personne ne “joue” pas un rôle, elle habite simplement sa tenue.
Composer une tenue sobre avec un béret Peaky Blinders : équilibre entre rétro et contemporain
Une fois le bon béret choisi, reste la question cruciale : avec quoi le porter pour éviter de ressembler à un figurant en pleine reconstitution historique ? La réponse tient en deux mots : retenue et contraste. Retenue dans le nombre de pièces directement inspirées du début du XXe siècle, contraste entre l’accessoire rétro et des vêtements plus actuels.
Un principe simple consiste à limiter à un ou deux éléments “années 1920” par tenue : le béret Peaky Blinders bien sûr, éventuellement un gilet ou un manteau long structuré. Le reste se compose de basiques contemporains : jean brut, pantalon droit, t-shirt ou chemise minimaliste, baskets sobres ou derbies épurées. Ce dosage maintient l’équilibre visuel et empêche l’accumulation de signaux “costume”.
Pour un look urbain mixte, une combinaison gagnante pourrait être la suivante : casquette rétro en tweed gris, chemise blanche ou bleu clair, jean droit légèrement raccourci, ceinture en cuir lisse, boots ou derbies, manteau droit camel ou noir. Le résultat évoque l’ambiance de la série sans reproduire à l’identique ses codes. Le béret devient alors le point focal, et non la pièce de trop.
Au féminin, mélanger ce couvre-chef avec des pièces structurées et modernes fonctionne particulièrement bien. Une robe-chemise en matière texturée, par exemple une robe-chemise en velours portée avec un collant opaque et des bottines, peut dialoguer avec un béret Peaky Blinders beige ou bleu marine. Le contraste entre la douceur du velours et le caractère du couvre-chef crée un équilibre très actuel, loin de la caricature “flapper” des années folles.
Pour celles qui préfèrent le pantalon, un jean ou un pantalon taille haute, un pull en maille fine et un blouson en cuir ajusté – comme on en trouve dans les sélections de blousons en cuir féminins – forment une base parfaite. Le béret ajoute alors une touche rétro à un ensemble résolument contemporain, renouant avec l’héritage parisien du chapeau de feutre porté par les artistes.
Les hommes, de leur côté, peuvent opter pour un combo chemise + cardigan fin + manteau ou blouson en laine. Le gilet formel peut être remplacé par un cardigan moderne pour rappeler l’esprit des années 1920 sans reproduire la tenue complète des Shelby. Les sneakers blanches bien choisies, ou des boots en cuir lisse, finissent le look et ancrent l’ensemble dans le présent.
Pour résumer ces options, quelques idées de combinaisons efficaces méritent d’être gardées en tête :
- 🧥 Look bureau : béret noir + chemise claire + pantalon droit + derbies minimalistes + manteau long structuré.
- 👖 Week-end décontracté : casquette rétro gris chiné + t-shirt uni + jean brut + baskets sobres + blouson en jean ou matelassé.
- 👗 Silhouette féminine chic : béret beige + robe-chemise + collant opaque + bottines à talon moyen + trench.
- 🧶 Ambiance bohème urbaine : béret bleu nuit + pull en maille ample + pantalon fluide + mocassins.
- 🚶♂️ Soirée élégante : béret sombre + chemise + blazer ajusté + pantalon assorti mais sans gilet ni montre à gousset.
Dans tous les cas, la clé réside dans la modération : un seul clin d’œil explicite à l’univers Peaky Blinders suffit largement. Le reste de la tenue doit raconter la vie de tous les jours, pas un plateau de tournage.
Jouer avec les couches et les textures pour enrichir le style
L’une des forces visuelles de la série tient à la richesse des matières : tweed, laine, coton épais, cuir, soie des cravates, doublures satinées. Reprendre cette idée de diversité tactile, mais dans un cadre moderne, crée un look sophistiqué sans nécessiter un costume complet. Superposer un gilet fin sous une veste, ajouter une écharpe en laine, choisir un manteau texturé : tout cela dialogue harmonieusement avec le béret.
Par exemple, une tenue masculine pourrait combiner un pull en maille torsadée, un manteau droit en laine bouillie et un béret en tweed. Côté féminin, un blouson matelassé, un jean droit et un béret sobre produisent un contraste intéressant entre sportivité et héritage rétro. Les collections de blousons matelassés pour femme offrent justement beaucoup de possibilités pour ce jeu de textures.
Ce travail sur les couches permet aussi de moduler le degré d’inspiration série : plus on ajoute d’éléments très formels (gilets à revers, grosses montres de poche, chaînes apparentes), plus on flirte avec le costume. En restant sur des textures fortes mais des coupes actuelles, on conserve l’âme du style sans basculer dans l’excès.
Détails authentiques et accessoires chics : évoquer l’ambiance Peaky Blinders par petites touches
Le béret Peaky Blinders n’est qu’un point de départ. Autour de lui, toute une constellation de détails peut aider à évoquer l’ambiance de la série de manière subtile. L’idée n’est pas d’accumuler les clins d’œil, mais d’en disperser quelques-uns, comme des messages codés que seuls les observateurs attentifs sauront lire. Ces détails, bien choisis, transforment une tenue correcte en silhouette vraiment personnelle.
Les bijoux et accessoires jouent un rôle particulier. Une montre classique au poignet – en remplacement de la montre à gousset de l’époque – renvoie à la même exigence de ponctualité et de sérieux. Un collier discret, une bague simple, des boutons de manchette minimalistes pour les looks plus formels prolongent le raffinement du béret sans en faire des tonnes. Les ceintures en cuir lisse, les sacs structurés, les gants en cuir ou en laine fine complètent cet univers de mode élégante inspirée du début du XXe siècle.
Les inspirations militaires, très présentes dans la série, peuvent aussi être revisitées. Une parka structurée, un manteau croisé, quelques détails inspirés des uniformes – épaulettes discret, boutons métalliques – peuvent rappeler ce passé sans copier les costumes de soldats. Les amateurs de ce style peuvent se tourner vers l’univers des accessoires militaires revisités pour la mode, où l’on trouve des pièces inspirées mais adaptables au quotidien.
La palette de couleurs compte également parmi ces détails authentiques. Les Shelby évoluent dans un monde de gris, de noirs, de marrons, parfois relevés de bleu profond ou de bordeaux. Reprendre ce nuancier – sur les manteaux, les pantalons, les pulls – crée une cohérence visuelle. Un simple foulard bordeaux, une paire de chaussettes à motif discret, une cravate sombre peuvent suffire à faire écho à cet univers.
Pour garder une vision d’ensemble, il peut être utile de penser en termes de “points d’attention” par tenue. Un béret, un manteau texturé, une paire de chaussures particulièrement travaillées : au-delà de trois éléments forts, le risque de surcharge augmente. Mieux vaut choisir ses batailles et laisser des zones de calme visuel, avec des pièces unies et épurées.
Quelques idées d’accessoires à envisager pour enrichir un look inspiré sans déguisement :
- ⌚ Montre classique au poignet, avec bracelet cuir ou acier épuré.
- 🧤 Gants en cuir ou en laine, assortis au manteau ou aux chaussures.
- 🧣 Écharpe en laine dans un ton sombre ou bordeaux, nouée simplement.
- 👜 Sac structuré type cartable ou besace en cuir, rappelant les accessoires de l’époque.
- 🧦 Chaussettes à motif discret (chevrons, fines rayures) pour un clin d’œil confidentiel.
À travers ces choix, l’ambiance Peaky Blinders se diffuse comme un parfum plutôt que comme un costume. L’accessoire chic devient un langage, une manière de dire quelque chose de soi sans mots, à qui saura observer.
Coiffure, maquillage et grooming : la touche finale qui change tout
Le béret attire naturellement le regard vers le visage. La coiffure, le maquillage ou la barbe influencent donc énormément le rendu global. Une coupe nette, qu’il s’agisse d’un dégradé masculin ou d’un carré court féminin, dialogue particulièrement bien avec ce couvre-chef structuré. Les chignons bas, les cheveux légèrement ondulés laissés dépasser sous le béret, rappellent les silhouettes féminines des années 1920 tout en restant actuels.
Pour le maquillage, les références à la série peuvent être reprises de façon très mesurée : un rouge à lèvres soutenu, un trait de liner discret, un teint travaillé mais pas figé. L’objectif reste de paraître vivante, présente, pas de reconstituer une affiche rétro. Côté grooming masculin, une barbe entretenue, une moustache bien taillée ou un visage rasé de près apportent chacun une nuance différente à la silhouette Peaky Blinders.
Quand ces éléments sont cohérents avec le reste de la tenue, le béret trouve naturellement sa place. Il ne flotte pas au-dessus d’un visage “hors sujet”, mais s’intègre à un ensemble pensé, harmonieux, qui parle autant du présent que du passé.
Adapter le style Peaky Blinders à son quotidien : travail, sorties, week-end
Un style ne vit vraiment que s’il s’adapte aux différentes scènes de la vie : bureau, apéritif, promenade, voyage. Le béret Peaky Blinders peut accompagner chacune de ces situations, à condition de moduler son intensité. Un personnage fictif peut aider à illustrer ces ajustements : Alex, trentenaire citadin, adepte de la série, partage sa garde-robe entre réunions professionnelles, soirées entre amis et escapades le temps d’un week-end.
Pour le travail, Alex choisit la discrétion contrôlée. Béret noir ou bleu nuit, costume dépareillé (blazer et pantalon de teintes proches mais non identiques), chemise claire, chaussures en cuir sans broderies ni perforations excessives. Le gilet inspiré de la série reste au vestiaire, au profit d’un pull fin en laine sous la veste les jours plus frais. Dans cet environnement, le couvre-chef affirme une personnalité soignée, sans briquer le bureau en plateau de tournage.
Pour une sortie du soir, le curseur peut monter légèrement. Le béret Peaky Blinders s’associe alors à un manteau long, une chemise à col officier, un pantalon plus ajusté, éventuellement un gilet fin. Les couleurs se font plus profondes : noir, charbon, bordeaux. Les bijoux et accessoires gagnent en présence – bague, montre, foulard – et l’ambiance de la série se ressent davantage, tout en restant crédible dans un bar ou un restaurant contemporain.
Le week-end, Alex privilégie le confort sans abandonner son clin d’œil à la série. Casquette rétro en coton, t-shirt bien coupé, jean ou pantalon cargo épuré, blouson en jean ou parka. Les boots moto ou les baskets urbaines interviennent ici, parfois inspirées par les collections type boots moto street chez les femmes. Le béret devient simplement un élément de plus dans une silhouette casual, et non le centre d’un personnage.
Pour les femmes qui travaillent dans des environnements créatifs, le béret peut quasiment devenir un uniforme : porté avec un blouson en jean, une jupe midi, un pull en grosse maille, il exprime une identité affirmée sans rigidité. Dans des secteurs plus formels, il se limite aux arrivées et sorties, accompagné d’un manteau structuré et de talons moyens, se retirant une fois au bureau pour laisser place à une allure plus neutre.
Cette capacité d’adaptation repose sur un principe simple : le style Peaky Blinders doit s’ajuster au contexte, pas l’inverse. Ce n’est pas la vie qui se plie à la série, c’est l’univers de la série qui s’invite, discrètement, dans la vie réelle.
Éviter les pièges du déguisement : où tracer la limite ?
Certains signaux permettent de savoir que l’on a franchi la ligne entre inspiration et costume. Porter simultanément béret Peaky Blinders, costume trois-pièces strict, montre à gousset en évidence, grosses bottes, chaîne visible et cigarette factice, par exemple, relève clairement de la reconstitution. Le regard des autres, surpris ou amusé, confirme que la tenue n’est plus perçue comme un vêtement, mais comme un rôle.
Pour rester du bon côté de la frontière, une règle simple peut servir de garde-fou : ne pas cumuler plus de deux éléments typiques de la série dans une même tenue quotidienne. Béret + manteau long structuré, ou béret + gilet ajusté, mais rarement davantage. Les pièces restantes doivent renvoyer à la mode actuelle, avec des coupes, des matières et des chaussures que l’on pourrait croiser partout en ville.
La cohérence avec l’environnement social compte également. Un look très inspiré Peaky Blinders pourra être parfaitement à sa place lors d’un festival, d’une soirée à thème ou d’un shooting photo, tout en semblant excessif dans un open space ou un supermarché de quartier. Adapter le niveau de référence à la série à la scène du moment reste la meilleure manière de ne pas basculer dans la caricature.
Comment porter un béret Peaky Blinders sans que cela fasse costume ?
Limiter le nombre d’éléments directement inspirés de la série à un ou deux par tenue : par exemple, le béret et un manteau structuré, mais pas forcément le costume trois-pièces complet. Choisir des matières qualitatives, des couleurs sobres et associer le couvre-chef à des pièces contemporaines (jean brut, blouson moderne, baskets épurées) permet de garder une allure crédible et actuelle.
Quelle couleur de béret Peaky Blinders choisir pour commencer ?
Les couleurs sombres comme le noir, le gris anthracite ou le bleu marine sont les plus faciles à intégrer dans une garde-robe existante. Elles se marient bien avec la plupart des manteaux et vestes, et évitent l’effet trop voyant. Pour l’été, un modèle beige peut apporter de la lumière, à condition de rester sur des tenues sobres et bien coupées.
Avec quels vêtements associer un béret Peaky Blinders au bureau ?
Au travail, privilégier une tenue sobre : chemise claire, pantalon droit ou chino, blazer ou manteau élégant, chaussures en cuir épurées. Le béret se porte dans les trajets, à l’extérieur ou lors de moments informels. Éviter de cumuler trop de références rétro (gilet, chaîne de montre, cravate très large) pour ne pas rompre avec le dress code professionnel.
Les femmes peuvent-elles adopter le style Peaky Blinders sans perdre en féminité ?
Oui, ce style se prête très bien aux silhouettes féminines. Le béret peut se porter avec une robe-chemise, une jupe midi, un jean taille haute ou un blouson en cuir. La féminité se joue dans les coupes, les matières (velours, soie, maille douce), la coiffure et éventuellement le maquillage. Le couvre-chef devient alors un accent rétro dans un ensemble qui reste pleinement féminin.
Comment entretenir une casquette ou un béret inspiré de Peaky Blinders ?
Vérifier la composition (tweed, laine, coton) et suivre les indications du fabricant. En général, un brossage régulier, un séchage à plat loin des sources de chaleur et un rangement sur une surface plane ou un support adapté suffisent. Éviter la machine à laver pour les modèles en laine ou en tweed, et privilégier le nettoyage à la main ou en pressing spécialisé si nécessaire.



